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Bombardements en Syrie : une réponse urgente pour protéger les populations civiles

Depuis le tout début de la guerre en Syrie en 2011, la réalité est terrifiante et les populations civiles paient le plus lourd tribut.

Les chiffres sont éloquents :

  • 13,1 millions de Syriens souffrent de besoins en aide humanitaire d’urgence ;
  • 5,5 millions de Syriens sont enregistrés comme réfugiés, sur une population totale de 18 millions de personnes ;
  • 3 millions de civils vivent dans des lieux assiégés ;
  • plus récemment encore, dans la Gouta orientale, 1 100 personnes ont été tuées depuis le mois de février, ces morts venant s’ajouter aux 400 000 autres victimes depuis le début du conflit, sans compter les destructions massives d’infrastructures civiles, y compris les hôpitaux et centres de soins.

Réalité implacable des chiffres.

Si le Parlement européen a, à diverses occasions déjà, dénoncé ces violences et appelé à la fin de cette barbarie et des attaques contre les populations civiles, c’est en vain. Le régime syrien reste sourd à toutes ces demandes.

Dans ce contexte, à la demande d’Humanité & Inclusion (ex-Handicap International), j’ai tout naturellement accepté d’organiser à Bruxelles, au Parlement européen, la présentation de l’exposition « Bombardés ». Cette exposition du photojournaliste, Philippe de POULPIQUET, soutenue par le programme européen ECHO, présente les témoignages forts et émouvants de réfugiés syriens en Jordanie et au Liban, victimes de bombardements.

Derrière ces visages, des parcours tragiques et le sentiment d’impuissance face à une violence qui se déploie en faisant peu de cas du droit humanitaire international.

En marge de cette exposition, j’ai organisé également une rencontre avec mes collègues parlementaires pour évoquer les conséquences humanitaires des bombardements et du pilonnage des zones peuplées, ainsi que la voie à suivre pour protéger les populations civiles.

L’utilisation des armes explosives sur les civils est pourtant interdite par le droit international humanitaire et toute attaque devrait respecter la distinction entre civils et combattants.

Au cours de ce débat, Humanity & Inclusion et l’International Network on Explosive Weapons, ont pu également insister sur les effets dévastateurs des bombes lorsqu’elles n’explosent pas et représentent des dangers sur le long terme. Ils ont lancé une pétition – Armes explosives en zones peuplées : Non aux bombardements des civils ! – que je vous invite à signer ici si vous ne l’avez pas encore fait.

Hasard du calendrier, cette exposition et cette conférence se déroulaient pendant la Deuxième Conférence des Donateurs pour la Syrie, sous le haut patronage des Nations-Unies et de l’Union européenne, en présence de plus de 85 pays et organisations. Cet événement vise à mobiliser une aide humanitaire pour les Syriens qui se trouvent dans le pays, mais aussi pour ceux réfugiés dans les États voisins.

L’occasion de rappeler que l’aide humanitaire est vitale pour aider les victimes à se reconstruire et à tenter de retrouver une vie normale.

Or à peine 20% de l’aide nécessaire à la Syrie est actuellement financée.

Et au-delà même des moyens l’enjeu est également celui d’assurer la sécurité des humanitaires eux-mêmes sur place. Il y a quelques jours à peine, un membre du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) était tué par balles au Yémen, pays ravagé par plus de trois ans de guerre.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume