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Dimanche électoral à haut risque en Europe

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Autriche, Italie : ce qui se passe dans ces pays dimanche prochain nous concerne. L’élection présidentielle autrichienne et le référendum institutionnel italien peuvent redessiner l’Europe, chacun à leur manière.

Autriche : le retour du passé ?

Norbert Hofer, cet « homme éternellement souriant, fier candidat d’un parti fondé en 1955 par d’ex-nationaux-socialistes », porte toujours un pistolet sur lui. C’est ainsi que l’écrivain Peter Stephan Jungk, dans une tribune parue dans le Monde, nous décrit le personnage principal d’une pièce qui va se jouer dimanche 4 décembre avec l’élection présidentielle en Autriche. Face à lui, le candidat écologiste Alexander Van der Bellen, dont l’élection en mai dernier a été invalidée.

Les dangers qui guettent l’Autriche en cas de victoire de Norbert Hofer, sont nombreux et pernicieux. Certes la fonction de président est en théorie uniquement représentative. Mais s’il devait être élu, il a promis de s’immiscer dans la politique comme aucun de ses prédécesseurs ne l’a fait. Des législatives anticipées pourraient avoir lieu en mai 2017. Pour son parti, le FPÖ et son chef, Heinz-Christian Strache, l’objectif est clairement la victoire électorale. Là aussi, les précédents du Brexit et de Trump ont dopé l’imagination d’une partie des électeurs. Et bien sûr, le référendum sur un « Auxit » est évoqué à cette occasion.

Le pire n’est pas encore sûr, mais un parti, dont les liens historiques avec le nazisme sont indéniables, se trouve en position de prendre le pouvoir. Ça fait froid dans le dos.

 

Italie : le referendum piège

Ce même dimanche, un référendum a lieu en Italie. Il s’agit normalement de valider une réforme électorale et institutionnelle. Les pouvoirs du Sénat seraient réduits et un mécanisme de prime à la formation arrivée en tête assurerait des majorités stables au Parlement lors des législatives.

Mais, en personnalisant le scrutin et en mettant sa démission dans la balance, Mateo Renzi a donné des ailes aux adversaires de tous bords ligués contre lui.

Si le non l’emporte et si Renzi démissionne, une période de tourmente pourrait bien commencer. Les marchés financiers ont déjà commencé à marquer leur défiance. On sait que les réactions en chaine sont possibles et que le phénomène peut s’étendre facilement au-delà des frontières italiennes.

Par ailleurs, le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo se retrouverait en position de force sur la scène politique. Sa principale revendication : un referendum pour faire sortir l’Italie de l’Euro !

 

Europe : la cible

Élection en Autriche et referendum en Italie, dans les deux cas, la menace est sérieuse. On s’inquiète pour la démocratie et les valeurs dans un cas, pour l’économie et la stabilité dans l’autre, mais pour chacun, l’idée européenne est dans l’œil du cyclone !

 

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume