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J’ai été interrogée par ElectronLibre

J’ai été interrogée sur la circonscription unique pour les prochaines élections européennes 2019, par Isabelle Szczepanski. Voici un extrait de l’article que vous pourrez trouver en entier sur ElectronLibre :

Elections européennes – Episode 2 : la circonscription unique

Les élections européennes de 2019 seront marquées par un changement fondamental, avec le passage de circonscriptions régionales, à une circonscription nationale. Cette solution enthousiasme non seulement le leadership d’En Marche, mais aussi nombre de députés européens en place qui souhaitent se représenter – en particulier chez les socialistes. En revanche, mis à part le FN, les élus français de droite à Strasbourg y sont
vivement opposés.

Le gouvernement a déposé le 3 janvier dernier un projet de loi visant à mettre en place une circonscription unique pour les élections européennes de 2019. Selon Gérard Collomb, qui a déposé le projet, « le découpage actuel ne renvoie à aucune cohérence d’ordre historique, économique, social ou
culturel. Ce découpage n’a pas davantage de cohérence au regard de la nouvelle carte des régions sur le territoire hexagonal, instituée par la loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions. » Indépendamment de la tempête politique provoquée par l’arrivée d’En Marche, une évolution du mode de scrutin pour les européennes par rapport aux circonscriptions des élections de 2009 était en effet inévitable, du fait de la
modification – par la législature précédente – du découpage régional. Sans surprise, le texte a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale dès le 20 février, avec le soutien naturel des élus En Marche, mais aussi celui des députés socialistes, France Insoumise, et FN. Une discussion en séance publique est prévue au Sénat les 10, 11 et (éventuellement) 12 avril 2018. Les organes des différents partis attendront sans nul doute l’adoption définitive du texte pour fixer leurs listes, et, en attendant, agissent dans le sens du projet du gouvernement.

« On nous demande d’être à la fois des élus de terrain, et d’être de bons législateurs, ce qui est contradictoire » Sylvie Guillaume

Pour Sylvie Guillaume – Vice-présidente du Parlement européen et élue depuis 2009 sur la liste socialiste – la circonscription unique est une bonne nouvelle. « Je suis favorable à une circonscription nationale, que j’ai d’ailleurs défendue depuis plusieurs années », nous a t-elle confié. Sylvie Guillaume estime en particulier que le lien territorial supposé exister entre les députés européens et la région qui les a élus est « très compliqué à maintenir. » Elle précise : « à l’heure actuelle, je représente pas moins de 16 départements, avec plusieurs grandes métropoles. Il m’est difficilement possible – sans porter préjudice à mon mandat européen – d’organiser plus de quelques rencontres par an dans les grandes villes de ce territoire. » Elle estime, au final, qu’avec les circonscriptions régionales, l’on exige deux choses paradoxales des élus européens : « on nous demande d’être à la fois des élus de terrain, et d’être de bons législateurs, ce qui est contradictoire. Le scrutin actuel n’est pas satisfaisant : la promesse de proximité n’a pas été réalisée. » Selon la Vice-présidente du Parlement européen, une circonscription unique permettra aux candidats « d’avoir une meilleure puissance de frappe pendant la campagne, car une campagne nationale a forcément une visibilité plus grande. Or les électeurs ont besoin de plus de politique, et particulièrement de plus de politique en Europe. »

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume