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« L’UE doit agir plus vigoureusement pour éradiquer la traite des êtres humains », indiquent les S&D à la Commission

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 17 janvier 2018

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À la suite d’une demande des eurodéputés S&D, la Commission européenne devait s’expliquer, ce 17 janvier, sur les actions entreprises pour lutter contre la traite des êtres humains. Les chiffres fournis par la Commission indiquent que 76 % des victimes de la traite des êtres humains sont des femmes, et au moins 15 % des enfants. La traite en vue de l’exploitation sexuelle (67%) reste la forme la plus répandue, suivie par l’exploitation au travail (21%), en augmentation et où l’agriculture est un des domaines à haut risque. Les eurodéputés S&D sont à l’origine de demandes pour améliorer l’identification, le traitement et le soutien aux victimes et pour aggraver les peines infligées aux trafiquants et aux exploiteurs de victimes de la traite.

 Anna Hedh, eurodéputée et porteparole S&D pour la traite des êtres humains, a déclaré ceci :

« La traite des êtres humains est une forme moderne d’esclavage ainsi qu’une question genrée. En effet, quatre victimes sur cinq sont des femmes. Parmi elles, une vaste majorité est destinée à l’exploitation sexuelle et à la prostitution. »

« Dans ce contexte, la lutte contre la traite des êtres humains nécessite une collaboration étroite entre États membres – mais aussi une intervention plus vigoureuse de la Commission. Il est clair qu’il faut affecter plus de ressources humaines et financières à la mise en œuvre de la directive de 2011 relative à la lutte contre la traite à des fins d’exploitation sexuelle et au travail. De même, il faut investir plus dans la protection des victimes. Or, j’étais très déçue par le fait que la Commission n’ait publié qu’une communication sur le sujet et non une nouvelle stratégie européenne pour lutter contre cette lourde criminalité transfrontières. En conséquence, nous appelons la Commission à présenter une stratégie de l’UE à part entière contre la traite des êtres humains. Il s’agit de mettre fin, une fois pour toutes, à cette forme d’esclavage moderne. »

Iratxe García Pérez, eurodéputée et porteparole S&D pour les droits des femmes et l’égalité des sexes, a ajouté ce qui suit :

« La plupart des victimes de la traite des êtres humains sont forcées à se prostituer. Toutefois, un nombre croissant de femmes sont destinées à l’exploitation au travail, particulièrement dans le secteur agricole. En effet, une mission d’établissement des faits envoyée par le Groupe S&D à Raguse, en Sicile, a découvert que des femmes roumaines faisaient l’objet d’une traite particulière vers l’Italie. Elles y sont soumises à des conditions de vie et de travail horribles : elles sont obligées de travailler à la récolte dans les champs durant douze heures, par des chaleurs extrêmes et sans eau ; elles sont logées dans des huttes ; souvent leur maigre salaire leur est dénié et trop souvent elles sont soumises à des violences physiques et sexuelles. C’est honteux que cet esclavage moderne puisse encore exister dans l’Europe du 21e siècle, et que des bénéfices soient réalisés par cette exploitation. »

« Les eurodéputés S&D sont à l’origine de demandes pour améliorer l’identification, le traitement et le soutien aux victimes et pour aggraver les peines infligées aux trafiquants et aux exploiteurs de victimes de la traite. Nous poursuivrons ce combat, jusqu’à l’éradication finale de la traite des êtres humains. »

Note aux rédacteurs :

En 2011, l’UE adoptait une directive sur la prévention de la traite des êtres humains, la lutte contre ce fléau et la protection des victimes. Ce texte aurait dû être transposé au 6 avril 2013 par les États membres de l’UE. En 2016, les eurodéputés évaluaient la législation européenne en vigueur en matière de lutte contre la traite. Dans deux résolutions, adoptées respectivement en mai et en juillet, ils recommandaient une série de mesures pour améliorer la situation. Ils appelaient les pays de l’UE à mieux mettre en œuvre les lois existantes et à mieux soutenir les victimes. La question parlementaire adressée à la Commission européenne se trouve ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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