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Bientôt les vacances : comment écouter sa playlist préférée ailleurs en Europe ?

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 18 mai 2017

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L’été approche, et vous préparez vos vacances. Mais, drame : sur la plage en Espagne, impossible d’écouter vos playlists préférées sur Qobuz ou Deezer à cause des restrictions pour accéder aux services de contenu en ligne. Pire, la pluie s’invite au programme de votre semaine, mais impossible de regarder vos séries sur Netflix ou Baron noir sur Canal +. En effet, la pratique généralisée du blocage géographique, en raison de la territorialité des droits d’auteur, empêche aujourd’hui un abonné d’accéder à ses contenus dès lors qu’il quitte temporairement son État membre pour un voyage d’affaires, des études à l’étranger ou des vacances.

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Mécanisme pour l’Interconnexion de l’Europe: en train ou en péniche

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La France est le deuxième contributeur au budget européen mais également un des premiers bénéficiaires. De nombreux subsides sont versés dans le cadre de la PAC et aussi par le biais du Mécanisme pour l’Interconnexion de l’Europe (MEI). Le 29 juin, la Commission a dévoilé une liste de 276 projets qu’elle a sélectionnés et sur lesquels elle répartira la somme de 13,1 milliards d’euros. En tête du dispositif, la France touchera 1,3 milliards d’euros.

Il s’agit du plan d’investissement dans le domaine des transports le plus ambitieux jamais réalisé au niveau européen. Il a pour objectif principal de moderniser les infrastructures et de faciliter les projets de mobilité durable. D’après la Commission, il pourrait d’ici à 2030 générer en Europe 10 millions d’emplois et 1,8% de PIB supplémentaire. Dans l’hexagone, l’Europe va participer à des chantiers véritablement structurants dont les coûts totaux sont bien souvent faramineux.

Le Canal Seine-Nord Europe

Le financement de ce chantier fluvial n’aurait jamais été complété sans la contribution décisive de la Commission. Elle met la main à la poche pour un montant de 976 millions d’euros qui correspond à 42% du budget total. Le canal permettra d’intégrer le bassin de la Seine au réseau fluvial européen et de faire naviguer le fret à grand gabarit (bateau jusqu’à 4 400 tonnes) depuis le Havre jusqu’à Dunkerque et au Benelux. D’après les prévisions, cette infrastructure permettra de multiplier par trois le trafic fluvial sur l’axe nord-sud dès 2020.

La région lyonnaise n’est pas en reste et verra abonder des investissements qui permettront une meilleure intégration de la Métropole dans l’espace européen.

La ligne Lyon-Turin

813 millions d’euros qui représentent une participation à hauteur de 41% du coût total. Cette contribution permettra la percée du tunnel de base du Mont-Cenis. Il s’agit de réaliser un ouvrage de plus de 57km sous les Alpes afin de relier la France et l’Italie pour le fret et le transport de voyageurs. A terme, la ligne Lyon-Turin permettra l’acheminement de 40 millions de tonnes de marchandises et de 5 millions de voyageurs par an.

Le CFAL

Cet acronyme correspond au Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise. Avec plus de 1500 trains de marchandises et de voyageurs qui traversent chaque jour l’agglomération, le nœud ferroviaire lyonnais est saturé. Ce contournement permettra de reporter le fret en périphérie, libérant ainsi plus d’espace pour les voyageurs. Ce projet est également intimement lié à la ligne Lyon-Turin puisqu’il permettra une meilleure circulation du fret en direction de l’Italie. La Commission s’engagera à hauteur de 1,308 million d’euros afin de financer les études nécessaires à sa réalisation.

Un regret cependant avec l’absence de l’Anneau des Sciences dans les financements. Comprenant une forte dimension transports en commun et interconnexion des pôles économiques, il est censé réaliser le bouclage du périphérique ouest. Toutefois, nous pouvons nous consoler avec le financement du projet TIMELY à hauteur de 2.428 millions d’euros qui correspond à un système de régulation du trafic grâce à une gestion informatique des données de circulation.

Un espace économique et politique se structure en grande partie à partir de ses axes de transports. L’ensemble de ces projets transfrontaliers aura pour conséquences d’améliorer l’interconnexion des territoires, de faciliter le commerce et les déplacements des personnes. L’effet multiplicateur engendré par ces grands travaux va également accélérer la reprise économique au sein de l’Union. Et finalement, les modes de transports fluviaux et ferroviaires nous permettront de diminuer la part de nos émissions et donc d’atteindre nos objectifs environnementaux. C’est l’avenir de l’Europe qui se façonne à travers ces choix et le fait que des politiques ambitieuses continuent à émerger dans le contexte actuel est un bon signal adressé aux générations futures.