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Les S&D saluent l’adoption par le Conseil des directives pour les négociations du Brexit, déclare Pittella

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 29 avril 2017

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Le Conseil de l’UE s’est réuni ce 29 avril.

Dans la foulée, Gianni Pittella, président du Groupe S&D, a déclaré ce qui suit :

« Nous saluons l’adoption par le Conseil européen des directives qui présideront aux négociations du Brexit. En effet, le Conseil a pleinement tenu compte de l’approche politique fondamentale du Parlement, exprimée par celui-ci dans sa résolution d’avril. Dans cette optique, la première priorité des négociations consistera à sauvegarder et garantir le statut et les droits des citoyens et leurs familles, tant de l’UE que du Royaume-Uni. »

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Brexit mode d’emploi

Le 29 mars, Theresa May Première Ministre du Royaume-Uni, a remis à Donald Tusk, Président du Conseil européen la lettre signifiant l’activation de l’article 50, c’est-à-dire enclenchant le Brexit. Cette date restera pour l’histoire officielle mais en réalité, les discussions sérieuses ont commencé le 5 avril au Parlement européen.

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Mon arrivée au Conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur

Je représente le Parlement européen à la réunion extraordinaire des ministres de la Justice et de la Sécurité de l’Union européenne pour discuter des mesures à prendre suite aux attentats de Bruxelles.

« Le Royaume-Uni se porterait mieux s’il restait dans l’Union européenne » : le discours de Martin Schulz au Conseil européen

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Dans son discours au Conseil européen le 18 février, Martin Schulz, le Président du Parlement européen a été très clair : le Royaume-Uni a besoin de l’Union européenne et l’Union européenne a besoin du Royaume-Uni. Dans un contexte économique, politique et géopolitique complexe, les Européens doivent rester plus unis que jamais.  Si Martin Schulz est favorable au maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne, il n’a toutefois pas hésité à faire part de ses réserves concernant les demandes émises par le pays (mécanisme de carton rouge des parlements nationaux, protection des pays ne faisant pas partie de la zone euro, prestations sociales pour les migrants )

Le Conseil européen s’est également penché sur la crise des migrants. Martin Schulz a indiqué qu’il était grand temps que l’Europe fasse preuve d’une plus grande solidarité et reconnaisse ses responsabilités.

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Conseil européen : une première nuit utile

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Communiqué de la DSF – 19/02/2016

C’était notre principale crainte : que le dossier urgent, celui de la crise des réfugiés, soit otage des questions de politiques intérieures du Royaume-Uni. Cela n’a pas été totalement le cas, même si les décisions sont reportées à un sommet extraordinaire ultérieur, vraisemblablement le 5 mars.

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Jacques Delors nommé citoyen d’honneur de l’Europe par le Conseil européen

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Communiqué de presse de la délégation socialiste française au Parlement européen – Bruxelles – vendredi 26 juin 2015

C’est presque un paradoxe : c’est à l’occasion d’un Conseil européen où trop d’égoïsmes nationaux se sont manifestés – migration, situation de la Grèce, demande de Brexit, gouvernance économique – que Jacques Delors est nommé citoyen d’honneur de l’Europe.

C’est une belle décision qui nous réjouis. Chacun devrait s’en inspirer pour faire vivre l’esprit européen.

Après Jean Monnet et Helmut Kohl, cette reconnaissance du rôle de Jacques Delors pour son extraordinaire investissement dans la construction européenne doit servir de boussole à tous et d’abord aux chefs d’Etat et de Gouvernement en Europe. Il est l’avocat permanent de la solidarité au cœur de la construction européenne. Quel meilleur moment pour rappeler cette valeur sans laquelle il n’y a pas d’Europe ?

La méthode communautaire si chère à Jacques Delors doit revenir sur le devant de la scène face à la méthode intergouvernementale.

Nous adressons toutes nos félicitations à Jacques Delors.

 

Conseil européen sur les migrations : le combat pour défendre une politique européenne ambitieuse continue !

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement – Bruxelles –  vendredi 24 avril 2015

« La situation en Méditerranée est dramatique. Cela ne peut pas durer ». C’est par ces mots que le président du Conseil européen Donald Tusk convoquait hier un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne.

Les résultats de cette réunion sont-ils à la hauteur de l’urgence humanitaire qui se joue aux portes de l’Europe ? À la lecture de ses conclusions, il est permis d’en douter, mais cette déception n’est finalement pas très surprenante.

Elle ne l’est pas parce que tout simplement, cela fait des années que ces drames se répètent inlassablement. Les solutions concrètes existent pourtant, elles aussi, depuis des années. Malheureusement, l’ensemble de ces mesures sont mises en échec par des États membres qui ne se situent pas dans la logique de solidarité.

La réunion des ministres des Affaires étrangères et intérieures, convoquée en urgence ce lundi, nous en avait déjà donné un avant-goût. Si le Plan de dix actions, proposé à cette occasion par la Commission européenne, constituait une première étape dans la recherche de solutions, il apparaissait déjà déséquilibré, axé sur les aspects de surveillance et de contrôle et trop modeste sur les aspects de protection et de solidarité.

Comme un disque rayé, le Conseil européen a ainsi privilégié les mêmes recettes minimalistes. L’échec des politiques passées ne semble pas avoir entamé sa réflexion.

  • Nous demandions la mise en place d’un mécanisme efficace de sauvetage en mer, c’est un renforcement a minima des opérations Triton et Poséidon menées par Frontex qui a été décidé ; certes, le budget alloué de 9 millions par mois correspond à celui consacré à l’opération italienne Mare Nostrum, mais sans un mandat clair et proactif sur ses capacités de recherche et de sauvetage.
  • Nous demandions la création ou le renforcement de voies légales permettant aux personnes ayant besoin de protection de rejoindre l’Europe, c’est un projet pilote volontaire de réinstallation qui a vu le jour, sans propositions concrètes sur le nombre de places offertes. Au-delà de cette promesse dérisoire, les conclusions ne disent pas un mot sur les admissions à titre humanitaire, les visas ou bien encore le regroupement familial.
  • Nous demandions l’application d’un mécanisme effectif de solidarité intra-européenne pour réduire la pression migratoire dans certains États membres, le résultat est quasiment inexistant : outre une assistance d’urgence renforcée, on se borne seulement ici à examiner les possibilités d’examen de l’examen d’un système de répartition des migrants entre les États membres.
  • Nous demandions une coopération renforcée avec les pays d’origine et de transit selon des termes clairement définis et équilibrés, le Conseil européen ne tarit pas ici de propositions sur le sujet, mais malheureusement, cette coopération semble principalement axée sur la surveillance de leurs frontières, le renforcement de leurs capacités d’accueil et sur la réadmission des migrants déboutés.
  • Nous demandions une lutte renforcée contre les trafiquants, là aussi, le Conseil européen prévoit toute une panoplie d’actions, de la nécessité de renforcer les poursuites judiciaires contre les trafiquants à l’élimination des stocks de navires à leur disposition, mais les solutions envisagées laissent craindre une quasi-militarisation des mesures engagées.

Le 13 mai prochain, la Commission européenne présentera un agenda européen sur les migrations, espérons que l’Europe et ses États membres pourront alors s’inscrire à la session de rattrapage ! Il est urgent que l’Union européenne et ses États membres construisent une politique européenne commune responsable et solidaire qui n’emprunte ni aux discours sensationnels de la peur, ni à ceux teintés d’angélisme. C’est ce nouveau cap que les Socialistes européens continueront à défendre pour mettre en œuvre une politique migratoire à la hauteur des valeurs et des enjeux européens.

Conseil européen – Juncker qui cache la forêt

Thierry Monasse/AP

Thierry Monasse/AP

Le Conseil européen qui s’achève ce vendredi 27 juin à Bruxelles permet aux chefs d’États et de gouvernement de s’accorder sur le nom de Jean-Claude Juncker comme candidat officiel au poste de Président de la Commission européenne.

Sans substitution avec les décisions du Conseil –le vote du Parlement européen n’aura lieu que dans 15 jours !- il faut donner des éléments sur ce qui conduit à ce choix.

La candidature de J-C. Juncker est –hélas !- le résultat des élections européennes du 25 mai 2014, dont on peut tirer plusieurs enseignements.

Tout d’abord, elles ont mis en lumière une forte contestation de l’Europe telle qu’elle est dirigée actuellement, en particulier au travers du rejet des politiques d’austérité. Les conservateurs demeurent ainsi le premier parti au Parlement, même s’ils enregistrent une lourde perte avec soixante députés en moins ; la gauche, de son côté, progresse peu. Ce sont en fait les extrêmes, de gauche mais surtout de droite, qui ont considérablement renforcé leur position, notamment en France, ce qui appelle une réaction politique forte.

Face à ces résultats, il faut admettre que les Socialistes et Démocrates ne sont pas arrivés en tête. La gauche dans son ensemble n’obtenant pas non plus la majorité du Parlement européen, même avec les Libéraux, c’est au leader des conservateurs du PPE que revient la charge de former une majorité. Nous avons toujours dit dans la campagne que le candidat arrivé en tête devait être désigné par le Conseil pour ensuite solliciter le soutien d’une majorité au Parlement européen. Nous souhaitions évidemment que Martin Schulz soit celui-ci !

Ce faisant, le Parlement européen est en train de gagner son bras de fer avec le Conseil en lui imposant de tenir compte du résultat des élections européennes , ce qui renforce la politisation de l’Union. Même Angela Merkel s’est rangée -non sans rechigner- à cela quand dans le même temps le Premier Ministre britannique n’a cessé de mener une croisade pour ignorer le vote des électeurs européens, soutenu par le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. M. Cameron reste au final prisonnier d’une logique nationale en essayant d’être plus eurosceptique que les eurosceptiques de son pays, bien que les élections lui aient pourtant montré que les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie.

M. Juncker n’a pas de majorité en s’appuyant sur ses soutiens naturels et les Libéraux ; il est donc obligé de se tourner vers les Socialistes et Démocrates pour former une majorité stable. C’est pourquoi, comme groupe parlementaire, nous mettons des conditions politiques dont M. Juncker et son camp devront tenir compte. Nous le faisons avec la Délégation Socialiste Française (lire ici) mais également avec le Groupe des Socialistes et Démocrates (lire ici) ; c’est sur cette base que le président du groupe S&D, Martin Schulz, négocie.

Cette base politique est très claire : nous ne pouvons plus faire comme avant et le « business as usual » ne saurait être la réponse adéquate au message que les citoyens européens nous ont envoyé lors des élections européennes. Nous voulons imposer une réorientation des politiques pour une Europe qui protège dans un contexte de crise qui a durement fragilisé nos sociétés. Nous proposons donc un cap clair :

  • établir des règles budgétaires favorables à l’investissement et à l’emploi en excluant les dépenses d’investissement d’avenir et des contributions au budget européen du calcul des 3% ;
  • réaliser un programme de convergence fiscale et sociale contre la concurrence déloyale et pour lutter contre le chômage des jeunes ;
  • mettre en place une stratégie d’investissement dans la transition écologique, l’énergie et l’industrie ;
  • faire un traité social pour garantir l’égalité des droits sociaux ;
  • renforcer le budget européen avec la mise en œuvre de la taxe sur les transactions financières et d’une stratégie fiscale commune ;
  • faire le juste échange le socle des négociations commerciales.

En conséquence d’un accord trouvé avec M. Juncker, les postes à responsabilité vont être fixés proportionnellement et « en paquet » : au moment où j’écris –mais ça bouge beaucoup !- le PPE obtiendrait la présidence de la Commission, la Présidence du Conseil étant laissée à un Libéral et les S&D obtiendraient le poste de Haut Représentant pour la Sécurité Extérieure et la Présidence du Parlement européen pendant la première partie du mandat. Les présidences et vice-présidences des commissions parlementaires ainsi que les vice-présidences du Parlement européen seront réparties proportionnellement au poids de chaque groupe dans l’hémicycle.

Cet accord de majorité nous commande de travailler avec détermination à la réorientation de l’UE, pour la croissance, l’emploi et la solidarité. Bien entendu, cela ne doit pas nous empêcher, bien au contraire, de rechercher en parallèle des « identités de vues » avec les Verts et l’extrême gauche pour établir une dynamique de long terme à laquelle la Délégation Socialiste Française est attachée. Je réitère ainsi la demande formulée par notre Délégation de la tenue d’une réunion du Parti Socialiste Européen pour établir une ligne stratégique, tant pour cet accord de majorité que pour les relations avec nos partenaires de gauche dans les cinq prochaines années.