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Pour un pilier européen de droits sociaux #DroitsSociaux #SocialRights

Voici une vidéo du groupe S&D qui montre la similitude de préoccupation des citoyens européens face aux questions sociales et exprime bien – je trouve – notre besoin à tous de dignité, égalité et protection. A voir !

www.socialrights.eu

Youth for Gender Equality Forum

youth

16.2% de différence de salaire entre les femmes et les hommes, 21.2% de femmes dans les conseils d’administration, au moins 1 femme européenne sur 3 victime de violences, 99% des femmes victimes du harcèlement de rue…

Ces chiffres sont insupportables. Pourtant, l’égalité entre les sexes est un droit fondamental, reconnu dans le traité de Rome en 1957. Oui, de nombreux textes ont été adoptés afin de garantir l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais les inégalités persistent et les progrès se font encore trop attendre. Longtemps, la Commission a estimé que les questions d’égalité femmes-hommes ne méritaient pas plus qu’un document de travail interne.

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A l’avenir, il faudra plus de commissaires femmes

commissaires femmes

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen

A l’avenir, les gouvernements de l’UE devraient présenter à la fois un homme et une femme comme candidats au poste de commissaire, afin de permettre au Président de la Commission d’assurer l’équilibre entre les sexes au sein de l’institution. C’est l’une des recommandations-clés d’une résolution rédigée par l’eurodéputé travailliste Richard Corbett, adoptée la semaine dernière par le Parlement européen à Strasbourg.

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Droits des femmes : félicitations à Marc Tarabella !

Hommes femmes égalité

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen

Le Parlement européen a adopté, aujourd’hui, le rapport de Marc Tarabella, socialiste belge, sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne, à une large majorité – 441 voix pour, 205 contre et 25 abstentions. Les eurodéputé-e-s socialistes félicitent chaleureusement leur collègue Marc Tarabella : il y a tout juste un an, dans la législature précédente, la droite avait fait rejeter un rapport similaire.

Deux jours après la journée internationale des droits de la femme, ce vote est un signal positif : toutes les politiques de l’Union européenne doivent comporter un volet sur l’égalité des genres. Salaires, retraites, écarts de pauvreté, violences contre les femmes, discriminations, taux d’emploi, équilibre vie familiale-vie professionnelle… beaucoup reste à faire pour réduire les inégalités !

Enfin, le vote d’aujourd’hui réinsiste sur un point crucial voté par une majorité du Parlement européen, lors de l’examen des résolutions sur le programme de travail de la Commission européenne pour 2015 : l’urgence à débloquer la directive sur le congé maternité. Nous appelons le Conseil à reprendre les négociations après ces deux votes très clairs des représentants des citoyens européens.

 
Vidéo réalisée par le groupe S & D

Directive anti-discrimination : une machine à remonter le temps

Suffragettes,_England,_1908

Mercredi matin, en réunion LIBE, pendant le débat sur la directive anti-discrimination, c’était un peu comme si nous avions été tous propulsés dans une machine à remonter le temps !

Cela fait en effet plus de six ans que la Commission européenne a proposé cette directive. Elle est censée compléter le dispositif existant comprenant trois directives qui traitent respectivement : 1) des discriminations fondées sur l’origine raciale ou ethnique ; 2) de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail ; et 3) de l’égalité de traitement entre hommes et femmes. Cette directive s’attaquerait ainsi aux discriminations que l’on retrouve dans les domaines suivants : la protection sociale, y compris la sécurité sociale et les soins de santé, les avantages sociaux, l’éducation, ainsi que l’accès aux biens et services, y compris le logement. Dès 2009, le Parlement européen s’était prononcé en faveur d’une mise en œuvre du principe d’égalité de traitement entre les personnes, sans distinction de religion ou de conviction, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle. Depuis plus rien… le Conseil bloque !

Pugnace, le Parlement a inlassablement invité en commission LIBE les différentes Présidences du Conseil à en débattre. Cette fois-ci, c’est donc la Présidence italienne qui a été mise sur le grill. Tout en insistant sur la complexité du texte, la Présidence s’est engagée, d’ici la fin de son mandat, à balayer avec les États membres l’ensemble du texte et déterminer ainsi précisément les dispositions qui font toujours blocage. Interrogée à son tour, la Commission a rappelé l’engagement de son Président, Jean-Claude JUNCKER, et de la commissaire concernée, la nouvellement nommée Vera JOUROVA, pour « convaincre les gouvernements nationaux d’abandonner la résistance dont ils font actuellement preuve au sein du Conseil« . La Commission a conclu en lançant un appel quasi-vibrant au Parlement pour qu’il persévère dans ses efforts pour que la directive anti-discrimination voie enfin le jour !

Au sein du Groupe S&D, c’est désormais moi, en tant que Rapporteur fictif, qui suivrai les avancées –et pas le sur-place, j’y veillerai !- des discussions. Les discriminations ne doivent pas avoir leur place dans notre Union, nous dit-on. Pourtant, le constat dressé, il y a six ans comme aujourd’hui, est alarmant : on estime qu’un Européen sur six est victime de discriminations au quotidien. Les dernières élections européennes ont montré à quel point l’Union européenne et les valeurs fondamentales qu’elle véhicule avaient un sérieux besoin de dépoussiérage et de réhabilitation. Dans une période de crise où l’UE endosse le rôle du bouc-émissaire idéal et qui voit proliférer les populismes, il est impératif de convaincre les citoyens européens de la valeur ajoutée de l’Europe dans leur quotidien. Comment prétendre alors se rapprocher des citoyens alors que l’UE et ses États membres semblent dans l’incapacité de garantir une protection contre toute forme de discrimination ? C’est encore une fois la question du coût des mesures proposées qui tétanise les États membres. Et, une nouvelle fois aussi, je les invite à faire le travail inverse et mesurer le coût de la discrimination elle-même !

Ce n’est pas seulement l’ancienneté des débats sur la directive anti-discrimination qui nous a transportés dans une machine à remonter le temps, mais également les propos d’un autre âge tenus par certains intervenants du Parlement. Ils transforment la directive anti-discrimination en une sorte d’arme idéologique qui opposerait, d’un côté, les défenseurs des droits des LGBTI et de l’autre, le défenseurs d’un certain modèle de la famille. Les tentatives pour détricoter la directive et hiérarchiser les différentes catégories de personnes concernées ne sont malheureusement pas nouvelles, mais le combat est, sur ce front-là également, loin d’être gagné.

Vous l’aurez compris, le pari pour l’adoption de la directive anti-discrimination s’annonce difficile, rappelons d’ailleurs un autre obstacle procédural de taille : ce texte doit être approuvé à l’unanimité des Vingt-huit après simple approbation du Parlement. Après six années de blocage, la question est simple : quelle est notre marge de manœuvre pour sortir de l’impasse ? La Commission a récemment émis l’idée d’une coopération forcée qui permettrait seulement aux États qui le souhaitent d’adopter cette directive. Doit-on y voir un mal nécessaire, une entorse temporaire à l’uniformité, pour avancer ? Quel effet d’entraînement sur les États récalcitrants pourrait-on alors espérer ?

Les discussions sur la directive anti-discrimination avaient, mercredi, des airs de vieux 33 tours rayé sur un tourne-disque trop fatigué d’avoir tourné, alors changeons de disque, et avanti !