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Retour sur Europe Together

Ce clip ci-dessus constitue la « mise en bouche » et la promotion d’une réunion plus conséquente. C’était vendredi 29 juin à Paris, au Cirque d’hiver, un grand rassemblement de la famille socialiste et démocrate intitulé « Demain – l´avenir de l’Europe, c’est la gauche », nouvel épisode de la série Europe Together. Cet évènement a connu un vrai succès public et a été largement partagé sur les réseaux sociaux, aussi pour ceux qui aurait voulu être là, une capture vidéo ci-dessous permet de revivre l’intégralité des interventions – 3heures 40 quand même – mais vous n’êtes pas obligé de tout voir ;-). Pour ma part j’interviens au bout d’une heure trente sur la question des réfugiés climatiques.

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Le sort des stagiaires au Parlement

On sait que les jeunes connaissent plus que d’autres le chômage, la précarité et les faibles rémunérations. Les conditions de travail des stagiaires reflètent cette tension et le Parlement européen est loin d’être exemplaire dans ce domaine.

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Pittella démissionne de la présidence du Groupe S&D – l’élection présidentielle aura lieu le 20 mars – Grazie Gianni !

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 07 Mars 2018 

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Dans la foulée de son élection au sénat italien, Gianni Pittella annonçait ce 7 mars sa démission de la présidence du Groupe S&D, à l’occasion d’une réunion avec l’ensemble des députés du groupe. Les candidatures à la présidence peuvent être déposées jusqu’au 12 mars 2018 et l’élection aura lieu le mardi 20 mars.

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Les S&D à la tête des progressistes pro-européens pour soutenir les #DroitsSociaux

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Strasbourg, le 19 décembre 2016

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Ce 19 janvier, les Socialistes & Démocrates ont conduit la solide majorité progressiste au Parlement européen qui a adopté un rapport majeur sur le pilier européen des droits sociaux. Élaboré par la vice-présidente S&D Maria João Rodrigues, le rapport était soutenu par les Verts, le GUE ainsi que certains membres de groupes PPE et ADLE. La Commission européenne doit y donner suite avant mars prochain, en prévision du grand sommet de Rome : elle doit avancer des propositions concernant le pilier des droits sociaux, et publier un Livre blanc sur l’avenir de l’UE.

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Fierté de voir Isabelle Thomas réélue à la Vice-présidence du groupe des socialistes et démocrates

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 15 décembre 2016

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Hier soir, le groupe des socialistes et démocrates au Parlement européen a élu ses neuf Vice-président(e)s et son trésorier. Les Vice-présidents sont chargés de coordonner les travaux du groupe sur les dossiers politiques et supervisent les questions inter-commissions parlementaires.

Les eurodéputés socialistes et radicaux sont fiers de la belle réélection d’une des leurs, Isabelle Thomas. Notamment en charge du budget et de la révision du cadre financier pluriannuel, Isabelle Thomas s’est battue, avec détermination et pugnacité, pour que soient entendues et intégrées les priorités socialistes dans les négociations budgétaires, à commencer par l’emploi, la jeunesse et la lutte contre le dérèglement climatique.

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Les S&D exhortent à renforcer la nature européenne des budgets de la zone euro

budget

Communiqué du groupe S&D – Bruxelles le 19 novembre 2015

Ce 18 novembre, les Socialistes & Démocrates au Parlement européen ont commenté les propositions avancées par la Commission au sujet des priorités économiques de l’année prochaine. Dans ce cadre, ils ont appelé la Commission à faire preuve de plus de courage et à exploiter pleinement la souplesse prévue par le Pacte de croissance et de stabilité. Il faut plus d’investissements pour renforcer le rétablissement de l’Europe, améliorer la sécurité et gérer correctement les influx de réfugiés. Or, la Commission doit être plus attentive à ces défis lorsqu’elle évalue la position budgétaire globale de la zone euro pour 2016. En effet, il s’agit de défis décisifs qui détermineront la capacité de l’Europe à assurer la sécurité et la prospérité de ses citoyens.

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Les droits des femmes européennes ne sont pas toxiques

congé maternité femmes

Mouvement d’humeur mais aussi désaccord de fond, avec quelques membres du groupe S & D, nous avons souhaité réagir et publier dans les médias (le Huffington Post) la tribune ci-dessous. Nous pointons du doigt la responsabilité de la commission qui a écarté de sa « to do » liste le projet de congé maternité. Le Parlement va revoir sa copie mais il faut aussi que les grands pays soient moteur dans cette affaire et aident à vaincre les résistances que les droits des femmes se voient opposées.

Triste symbole à l’aube du 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, la Commission européenne annonce son intention de retirer une proposition de révision de la législation européenne sur le congé de maternité. Motif invoqué: le texte est bloqué depuis plusieurs années au Conseil des ministres. Les droits des femmes sont ainsi rangés dans la procédure REFIT (bonne pratique de gestion législative) au même titre que 80 autres propositions, comme la gestion des déchets d’emballages et de piles.

Pour nous, socialistes et démocrates européens, ce retrait est inacceptable. Depuis 1992, une directive européenne jette les bases du congé de maternité des femmes européennes. Les femmes peuvent prendre jusqu’à 14 semaines de congé pour la naissance d’un enfant, dont deux sont obligatoires. Les Etats doivent s’assurer qu’elles bénéficient d’un paiement « adéquat » pendant cette période. En 2008, la Commission européenne a souhaité renforcer cette législation. Elle a proposé d’étendre la période de congé obligatoire à six semaines et la durée totale à 18 semaines, afin de répondre à plusieurs défis. Un défi démographique, car l’Europe vieillit, un défi économique, l’Europe s’est engagée à garantir le taux d’emploi des femmes à 75% à l’horizon 2020. Reste la préoccupation sociale. Comme le recommande l’Organisation internationale du travail elle-même, afin de garantir la santé et la sécurité des femmes enceintes et allaitantes sur le lieu de travail mais aussi leur protection contre le licenciement abusif.

Les parlementaires européens ont adopté dès 2010 en première lecture un texte plus ambitieux encore, portant le congé de maternité à 20 semaines, intégralement rémunéré, et l’inclusion d’un congé paternité. La vision est progressiste mais il s’agit aussi de faire évoluer nos sociétés pour atteindre l’égalité des sexes. Or, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Les femmes ont un taux d’emploi bien inférieur à celui des hommes. Les différences de salaire entre hommes et femmes pour un travail équivalent s’élèvent en moyenne à 16%. S’agissant des retraites, l’écart est de 39%. Elles sont, en outre, les plus touchées par la crise, car elles sont plus nombreuses à occuper des emplois précaires.

Nous voulons garantir aux femmes une plus grande flexibilité pour leur retour sur le marché de l’emploi au terme d’une grossesse. Il est crucial également que les femmes enceintes ou qui allaitent soient protégées sur le lieu de travail. Nous voulons un congé de maternité moderne qui permette aux mères comme aux pères de s’occuper de leurs nouveaux-nés. Aujourd’hui, un quart des 28 pays de l’Union n’offrent pas de congé paternité. Moins de 1% des pères bénéficient du congé parental. Permettre aux deux parents de s’occuper de leurs enfants, c’est investir dans le futur de l’Europe. Cette législation permettra de favoriser la réconciliation entre la vie professionnelle et la vie privée, car les femmes n’auront pas à choisir entre leur carrière professionnelle et avoir des enfants. C’est la seule issue à la crise démographique qui menace nos systèmes de protection sociale.

Vera Jourova, première commissaire en charge des droits des femmes et de l’égalité des genres en Europe fait bien pâle figure dans une Commission encore composée aux deux tiers par des hommes. De son côté, le Conseil ignore le processus démocratique. Depuis 2010, il refuse d’engager des négociations avec le Parlement européen afin de chercher les voies d’un compromis. Non, les droits des femmes et l’égalité des sexes, inscrits dans les traités depuis 1957, ne sont pas toxiques. N’insultez pas les droits des femmes, ni les citoyens et citoyennes d’Europe, et redonnez à l’Europe sa crédibilité en prenant vos responsabilités politiques.

Cette tribune est co-signée par:

    • Gianni Pittella, président du groupe socialistes et démocrates au Parlement européen, Italie
    • Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen, France
    • Guillaume Balas, député européen, membre de la commission Emploi et Affaires sociales, France
    • Marie Arena, porte-parole du groupe S&D pour les droits des femmes, rapporteur du Parlement européen sur la directive congé maternité, Belgique
    • Maria Joao Rodrigues, vice-présidente du groupe S&D, Portugal
    • Iraxte García Perez, présidente de la commission pour les droits des femmes, EspagneZita Gurmai, présidente du Parti socialiste européen Femmes, Hongrie

 

Les 1000 milliards de la BCE

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Après l’annonce par la Commission la semaine dernière d’une « flexibilité » accrue à propos du pacte de stabilité, voici une deuxième bonne nouvelle en provenance d’Europe. Cette fois c’est la Banque centrale et Mario Draghi qui sont à la manœuvre.

L’annonce du jeudi 22 janvier d’un « programme d’assouplissement quantitatif » a surpris les milieux politiques et financiers par son ampleur. Cette surprise s’est accompagnée de réactions très favorables. Enfin une BCE qui prend à bras le corps la situation économique européenne avec les outils dont elle dispose !

Programme d’assouplissement quantitatif (QE selon son petit acronyme anglophone…), ça veut dire racheter des titres de dettes aux institutions financières de la zone euro. Le montant de ces achats sera de 60 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2016, soit plus de 1 000 milliards d’euros au total.

Cela correspond à une injection de liquidité -en d’autres temps on parlait de « faire fonctionner la planche à billets »- que les banques vont pouvoir réinjecter dans l’économie en prêtant aux entreprises. Cela devrait également entrainer une pression inflationniste à l’heure où notre continent est sous la menace de la déflation.

Cette mesure est portée depuis longtemps par certains analystes et notamment au sein de notre groupe ; la voir mise en œuvre est très satisfaisant. Si on devait poser un bémol cependant, on pourrait déplorer la décision qui impose que les obligations d’État soient détenues par des banques centrales nationales des pays respectifs et non par la BCE. Cela revient à ne pas mutualiser les risques. Cette concession faite aux allemands, affaiblit l’idée initiale comme l’ont exprimé les membres du groupe Socialistes & démocrates :

Ainsi la vice-présidente du groupe chargée des affaires économiques et monétaires Maria João Rodrigues a indiqué:

« […] il est dommage que seulement 20% des achats d’actifs supplémentaires soit soumis à un partage des risques au niveau de la BCE et que le reste soit laissé aux banques centrales nationales. Cela envoie un mauvais signal à propos de l’union monétaire européenne, qui est censée être irréversible. Les Etats membres de l’UE se sont engagés dans l’euro pour le meilleur et pour le pire. […] »

Lien pour consulter l’intégralité du communiqué S & D (en anglais)

Lien pour la réaction de la présidente de la délégation socialiste française Pervenche Bérès