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Les eurodéputés S&D proposent des mesures pour stimuler l’emploi et l’inclusion dans les zones rurales

Les eurodéputés S&D souhaitent que l’Union européenne prenne des mesures pour arrêter la perte constante d’emplois dans le secteur agricole: entre 2005 et 2014 près d’un quart (-23,6%) de la main-d’œuvre agricole a disparu dans l’UE.

Aujourd’hui, la commission de l’Agriculture du Parlement européen a soutenu les propositions du socialiste français Eric Andrieu sur la façon dont la politique agricole commune (PAC) peut contribuer à créer des emplois dans les zones rurales.

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La fin des quotas laitiers ne doit pas être la fin d’une politique laitière européenne

lait

Communiqué de la délégation socialiste française – Strasbourg – mardi 7 juillet 2015

Le Parlement européen a dressé aujourd’hui le bilan du « paquet lait », alors que les quotas laitiers n’existent plus depuis le 31 mars dernier.

Les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux se sont toujours opposés à la fin des quotas laitiers. Pour nous, il s’agissait du système de régulation publique de l’offre permettant à la fois une maîtrise efficace de la production indispensable au maintien des prix et des revenus, et un maintien de nombreuses exploitations à taille familiale sur tous les territoires.

Malheureusement, lors des réformes de la PAC de 2003 et 2008, la droite a décidé de libéraliser le secteur du lait et mis fin aux quotas laitiers : depuis le 31 mars dernier, plus rien ne s’oppose au mouvement de concentration géographique de la production sur le territoire. Ce sont les exploitations familiales, de taille moyenne et isolées qui sont les plus menacées.

Les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux veulent que soient garantis les revenus des agriculteurs et que la protection laitière reste équitablement répartie sur tous les territoires : la fin des quotas laitiers ne doit pas être la fin d’une politique laitière européenne !

Pour nous, il incombe à la Commission européenne de garantir un prix minimum aux producteurs et d’assurer une répartition de la production sur l’ensemble des territoires, et plus particulièrement des plus fragiles d’entre eux. Plusieurs propositions figurent dans le rapport voté aujourd’hui : contrôle de l’offre, outils de gestion des crises et de lutte contre la volatilité des prix, renforcement du pouvoir de négociation des producteurs au travers des organisations de producteurs, amélioration des contrats de la politique du paquet lait en les rendant obligatoires dans tous les Etats et en y intégrant des clauses obligatoires pour que les acheteurs ne soient pas les seuls à en dicter le contenu, lutte contre les pratiques déloyales dans la chaîne alimentaire impliquant en particulier la grande distribution, aide à la constitution de circuits courts, aides à l’investissement, rééquilibrage des aides de la PAC… parce que laisser seul le marché serait une erreur, la Commission européenne doit s’en saisir, et plus particulièrement à l’occasion de la crise que vivent les producteurs !

 

Intervention en plénière d’Eric Andrieu :

 

Intervention en plénière de Jean-Paul Denanot :

PAC : du passif, faisons table rase !

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Communiqué de presse de la délégation socialiste française

Dans le cadre du contrôle des comptes de la Politique agricole commune, la Commission européenne a notifié hier à la France qu’elle percevrait 1 milliard d’euros en moins, sur une somme d’environ 35 milliards d’euros.

En prenant connaissance de cette décision, Eric Andrieu, Jean-Paul Denanot et Isabelle Thomas ont déclaré :

« L’Europe contrôle l’utilisation des fonds publics, et c’est une excellente nouvelle, mais ce n’est pas nouveau. Il convient de souligner que les erreurs ont été commises entre 2008 et 2012, quand la droite était au pouvoir, et qu’il ne s’agit en aucun cas de fraudes émanant des agriculteurs. Une nouvelle fois, nous payons le passif laissé par M. Sarkozy et ses Gouvernements ! ».

« Nous saluons les qualités de négociateur de Stéphane Le Foll, qui ont permis de faire table rase de ce passé pour une somme moindre qu’initialement prévue : la Commission européenne demandait au début une correction de 3,5 milliards d’euros. En ramenant ce montant à 1 milliard d’euros, Stéphane Le Foll a obtenu un rabais juste et proportionné. Nous nous félicitons également que le Gouvernement compense à l’euro près, effaçant ainsi toutes conséquences pour les agriculteurs. ».

« Enfin, c’est l’occasion pour nous de rappeler l’indispensable chantier de la simplification : simplifier, c’est prévenir les erreurs. Il faut alléger la bureaucratie, en premier lieu pour les petits agriculteurs. Nous avons déjà beaucoup obtenu pour ceux qui possèdent moins de 10 hectares, et qui doivent se conformer à une réglementation européenne stricte sur le sol, l’eau, et le bien-être des animaux. Mais il faut encore aller plus loin et engager sans plus tarder le débat sur la question du modèle agricole que nous voulons à l’échelle de l’Union européenne. ».*

En complément sur le même sujet, l’interview de Stéphane Le Foll au Matins de France Culture le 30 janvier:


les matins – Stéphane Le Foll par franceculture