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Face à la caméra : contre le sexisme et le racisme

Dans ma vidéo de cette semaine, je reviens sur la Tribune parue dans Libération que j’ai co-signée aux côtés de nombreuses autres femmes politiques françaises. Nous avons dit haut et fort que nous sommes prêtes au combat contre le sexisme et le racisme.

Il ne fait pas bon être une jeune femme socialiste dans le Var !

insaf-rezagui

En septembre, j’avais signalé le cas de Cécile Muschotti du PS de Toulon, victime d’un déferlement d’insultes et de menaces de la part de l’extrême-droite sur les réseaux sociaux. Régulièrement Elsa di Meo, tête de file de l’opposition à Fréjus, est la cible d’insanités verbales et de harcèlement.

Ces jours-ci c’est au tour d’Insaf Rezagui, secrétaire de section PS à Fréjus de subir les mêmes attaques avec des insultes racistes en plus.

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Intervention de Martin Schulz après les propos racistes de Eleftherios Synadinos

Décision justifiée de Martin Schulz hier : le député d’Aube doré Eleftherios Synadinos a été exclu de la séance plénière pour ses propos racistes inadmissibles. Il avait qualifié les Turcs de « barbares, sales menteurs » ajoutant que « le Turc est comme un chien »

Intervention lors du débat sur la montée de l’antisémitisme et de l’islamophobie

intervention Sylvie Guillaume screenshot

Intervention prononcée à l’occasion du débat du mercredi 11 mars en assemblée plénière à Strasbourg

Madame la Présidente, nous faisons aujourd’hui un constat bien difficile, celui de la montée de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de l’extrémisme violent.
Si l’Histoire nous rappelle à quel point les différentes formes de racisme et de discrimination perdurent à travers les siècles, le racisme qui se développe actuellement est sournois. Outre les violences et autres agressions, c’est aussi la portée du discours raciste qu’il nous faut pointer du doigt. Les allusions à peine feutrées, les petites phrases et les autres formes d’expression insidieuses banalisent toujours davantage une parole raciste décomplexée, que celle-ci, d’ailleurs, s’exprime dans la rue, dans le débat politique, dans les médias ou sur l’internet et les réseaux sociaux.

Un discours désinhibé s’est ainsi introduit dans le débat public. Il traîne dans son sillage un lot de peurs et de recettes simplistes qui tordent la réalité au service d’une idéologie.
Dans ce contexte, les dirigeants politiques ont, bien entendu, une responsabilité particulière. S’ils doivent évidemment apporter des réponses pour surmonter la crise économique et sociale, les préjudices et la marginalisation, ils sont plus que jamais chargés aussi de condamner les propos racistes ainsi que de promouvoir un dialogue interculturel constructif.
Dans cette parole publique, les médias ont aussi un rôle à jouer, essentiel dans la promotion de la compréhension mutuelle entre les différentes communautés religieuses, culturelles et traditionnelles. Les médias doivent résister aux stéréotypes et aux raccourcis aussi faux que dangereux.

L’Union européenne a introduit et initié un large éventail de mesures pour lutter contre les différentes formes et manifestations de racisme et de xénophobie, mais ce dispositif est-il suffisant pour contrer les propos de haine racistes? Quels sont les moyens disponibles aujourd’hui pour lutter contre le phénomène croissant des violences verbales sur l’internet? Plus largement, comme elle l’a fait en 2011 pour promouvoir l’élaboration de stratégies nationales d’intégration des Roms, la Commission envisage-t-elle de proposer un cadre pour des stratégies nationales visant à combattre de manière globale les différentes formes de racisme et de discrimination touchant telle ou telle communauté ?

Condamnation sans appel du lynchage d’un jeune Rrom en France par les Socialistes et Démocrates

Le campement où résident la victime et sa famille, à Pierrefitte-sur-Seine. | HUMBERTO DE OLIVEIRA/MAXPPP

Le campement où résident la victime et sa famille, à Pierrefitte-sur-Seine. | HUMBERTO DE OLIVEIRA/MAXPPP

Communiqué de presse du Groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement Européen

La vice-présidente socialiste responsable des libertés civiles Sylvie Guillaume et Damian Draghici nouvel élu roumain du groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, condamnent fermement le passage à tabac dont a été victime le jeune Darius à Pierrefitte-sur-Seine le weekend dernier. Ils appellent les autorités à tout mettre en œuvre pour retrouver les agresseurs.

Discours de haine, parole désinhibée, violence banalisée : voilà autant d’ingrédients qui favorisent l’apparition d’actes de cruauté que nous devons combattre. Les crimes motivés par la haine raciale, les discours politiques extrémistes qui incitent à la violence, doivent être condamnés avec fermeté par toutes les forces démocratiques et par les citoyens européens dans leur ensemble.

Se faire justice soi-même c’est prendre le risque que la société tout entière soit prise dans un cycle de violence non contrôlée et que le sentiment d’insécurité soit renforcé.

Ce drame illustre combien les Rroms continuent à subir de nombreuses discriminations et échouent à s’intégrer dans les pays d’accueil. La relégation dans des squats, les difficultés de cohabitation avec d’autres communautés, l’absence d’accès au marché de l’emploi sont des facteurs de glissement vers la mendicité et la délinquance.

Dans ce contexte, nous appelons les autorités, du niveau européen au niveau local, tant dans les pays d’origine que dans les pays d’accueil, à déployer davantage de moyens et de détermination pour aboutir à des résultats concrets.

Les prochaines années doivent voir une évolution notable de la stratégie menée par la Commission européenne pour l’inclusion des Rroms, stratégie qui reste insuffisante dans la mesure où elle n’est pas juridiquement contraignante.

Il faut ensuite en finir avec la succession des réunions qui insistent sur la nécessité de mettre en place des politiques plus inclusives pour les Rroms, sans que ceux-ci ne puissent prendre la parole et mener eux-mêmes les actions pour lesquelles ils restent les premiers intéressés.

Tous les États membres doivent prendre des mesures réelles pour soutenir et promouvoir des programmes de lutte contre la pauvreté et des programmes d’éducation, qui bénéficient également aux Rroms, garants d’une réelle intégration de la plus grande minorité européenne.

Le communiqué officiel est disponible ici