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Perturbateurs endocriniens : la Commission européenne doit agir

#Endocrinedisruptors

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – 08 juin 2016

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont longtemps été à la pointe du combat contre les perturbateurs endocriniens. Dès le mois de mars 2013, le Parlement européen a tiré la sonnette d’alarme.

Aujourd’hui mercredi 8 juin, le Parlement européen a adressé un ultime avertissement à la Commission européenne en exigeant l’adoption de critères de classification des perturbateurs endocriniens avant l’été. Nous avons besoin d’une législation européenne contre cette menace invisible et permanente, qui affecte déjà la santé des êtres humains : baisse de la fertilité masculine, puberté précoce, malformations congénitales, cancers du sein, etc. Ces troubles sont en nette augmentation ces dernières décennies et fortement corrélés aux perturbateurs endocriniens.

La Commission européenne n’a pas fait son travail ; elle n’a pas énoncé en 2013 les critères de classification permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens.

A l’initiative de la Suède, et avec le plein soutien du Parlement européen et de la France notamment, la Cour de justice de l’Union a condamné, fin 2015, la Commission pour son inaction.

Il est maintenant urgent que cette dernière renforce la réglementation de l’Union : nous devons réduire drastiquement l’exposition du public aux perturbateurs endocriniens, en particulier les enfants et les femmes enceintes.

L’annonce de la présentation des critères de classification des perturbateurs endocriniens à la réunion du Collège des Commissaires européens du 15 juin 2016 est une bonne nouvelle même si elle intervient très tardivement. Espérons que la Commission européenne saisisse cette dernière chance pour mettre fin à la défiance des citoyens à l’égard des institutions européennes. Dans le cas contraire, nous n’hésiterions pas à déposer un nouveau recours devant la Cour de Justice de l’Union européenne.

Dans le même ordre d’idée, nous resterons attentifs aux fusions et acquisitions dans le secteur de l’agrochimie. Sur ces questions, éminemment politiques, au-delà de la responsabilité des autorités de la concurrence, nous devons refuser ces monopoles qui finiront par mettre l’agriculture mondiale entre les mains d’entreprises devenues plus puissantes que les États dans la définition de politiques tournées à leur seul profit.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume