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Pour les S&D, la réinstallation de réfugiés ne doit pas être conditionnée par une coopération sur le contrôle frontalier

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 13 octobre 2017

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Ce 12 octobre, la commission Libertés civiles, Justice et Affaires intérieures du Parlement européen adoptait un rapport qui propose de nouvelles règles de réinstallation de réfugiés au sein de l’UE. Suite à la pression du Groupe S&D, ce rapport parlementaire demande un renforcement de la protection des personnes vulnérables significativement plus élevé que la proposition originale de la Commission européenne.

Birgit Sippel, eurodéputée et porteparole S&D pour les libertés publiques, la justice et les affaires intérieures, a indiqué ce qui suit :

« Pour que le système de droit d’asile européen fonctionne correctement, il doit s’appuyer sur des règles équitables de réinstallation de réfugiés provenant de pays hors UE. Si celle-ci veut devenir un partenaire mondial crédible, elle doit établir des voies d’accès légaux pour ceux qui ont besoin de protection. En liant les besoins mondiaux de réinstallation, définis par le HCR, à l’engagement pris par l’UE de réinstaller 20 % des personnes qui nécessitent une protection, l’Union peut intensifier son action et contribuer à une solution mondiale. »

« Dans ce contexte, la proposition avancée par la Commission européenne au sujet de l’actualisation de ces règles était positive. Cependant, elle ne tenait pas compte d’une série de domaines clés. En conséquence, nous avons insisté sur le fait que la réinstallation ne doit pas être conditionnée par une collaboration sur le contrôle frontalier. En effet, nous avons l’obligation légale d’aider les personnes qui fuient les zones de guerre et la persécution. Le respect de cette obligation ne doit pas être lié à des mesures contre l’immigration illégale en Europe. »

Kati Piri, eurodéputée et porteparole du Groupe S&D pour la question de la réinstallation, a ajouté ceci :

« Nous devons faire en sorte que l’UE protège les personnes les plus vulnérables. Dans cet esprit, nous avons insisté pour que le regroupement familial ne fasse pas partie des chiffres de la réinstallation. En effet, les familles ont le droit d’être regroupées, et ce sujet doit être traité distinctement du principe général de réinstallation des personnes dans le plus grand besoin. »

« Par ailleurs, nous avons veillé à ce que les personnes qui ont tenté de rejoindre illégalement l’UE ne soient pas exclues du programme de réinstallation. Car des milliers de gens qui fuient la guerre et les persécutions n’ont aucun moyen sûr ou légal d’atteindre l’Europe. En conséquence, les voies illégales étaient leur seule option. Nous ne pouvons pas criminaliser ou punir les gens pour avoir tenté de se protéger, eux ou leurs familles. »

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume