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Retour sur la soirée Européenne – Dialogue.s. avec la société civile

Lorsque j’ai été élue députée européenne, j’ai pris l’engagement de représenter les citoyens au Parlement européen tout en demeurant proche d’eux. Voilà près de 10 ans que je tiens parole.

Mes convictions sont toujours bien ancrées dans le réel. Ma volonté est constante : interroger régulièrement le terrain pour ne pas m’en éloigner et m’en inspirer pour mener à bien mon mandat.

C’est dans cette logique que j’ai souhaité organiser la soirée « Européenne », pour dialoguer et mettre en avant la société civile, des hommes et des femmes engagés sur thèmes européens à forte valeur ajoutée et interagir avec eux.

Nous étions nombreux, réunis à la Piscine du Rhône, dans le 7ème arrondissement de Lyon. Au cœur de la ville. Je remercie chacun des participants venu échanger et apporter sa contribution au débat.

Pour le premier dialogue de cette soirée, je souhaitais aborder la pauvreté qui sévit en Europe et j’ai fait le choix d’inviter Sébastien Thollot, secrétaire national du Secours Populaire. Avec lui, c’est la question d’une Europe plus sociale que nous avons développée. Je suis convaincue, conformément à la devise du Secours Populaire que « Tout ce qui est humain est nôtre ». Ensemble, nous avons tenus à rappeler le rôle de l’Europe sur le sujet de l’aide sociale et des chiffres souvent méconnus ; aujourd’hui, 80 millions de personnes en Europe vit en-dessous du seuil de pauvreté. L’Europe peut et doit agir. Cela tient par exemple à 4 lettres… le FEAD (fonds européen d’aide aux plus démunis). Régulièrement son budget est menacé de coupes budgétaires, c’est pourquoi la mobilisation de tous aux côtés de La Croix Rouge, des Restos du Cœur, de la Banque Alimentaire et du Secours Populaire est indispensable. Ces associations qui viennent en aide aux plus vulnérables ne peuvent vivre sans ces aides européennes. Sur ce sujet, la vigilance du Parlement européen est entière et les députés socio-démocrates n’ont de cesse de s’y employer. Plus largement, il importera dans les prochaines années de donner une traduction législative concrète aux grands principes énoncés dans le socle européen des droits sociaux pour construire une Europe juste et inclusive.

Ensuite, c’est Véronique Auger, présidente de l’Association des journalistes européens (AJE France) et rédactrice en chef du magazine Avenue de l’Europe, qui nous a rejoints. L’actualité récente l’a rappelé : la liberté et la sécurité de la presse en Europe demeurent sous tension, et les démocratures sont bien là pour le souligner. Trois journalistes ont été tués cette dernière année en Europe, dont deux à coup sûr en raison de leur engagement à lutter contre la corruption et les dérives de l’Etat de droit. Il importe donc d’assurer la pérennité et la diversité de la presse européenne. Le débat s’est vivifié quand nous sommes arrivés à parler des conditions de travail des journalistes, de la qualité de l’information produite et des contraintes de l’investigation. La problématique s’est ainsi redéfinie au fil de la discussion et s’est tournée davantage sur la question de savoir si cette presse a réellement les moyens de travailler librement et en sécurité.

Enfin – et c’est un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur – j’ai accueilli Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile pour discuter des migrations et des égoïsmes nationaux afin d’envisager ensemble des solutions. Dans un moment où l’Aquarius n’est hélas que le symbole de l’échec des politiques européennes en matière de migration, le débat s’est attaché à réfléchir sur la façon dont on peut travailler pour déconstruire un certain nombre d’idées reçues quant aux migrants ; « appel d’air » ou « submersion » sont agités comme des chiffons rouges devant l’opinion publique sans prendre le temps de l’explication. Or la compréhension réciproque est une dimension indispensable pour une politique migratoire et d’asile apaisée.

Vous l’aurez compris par le choix de ces sujets, je suis très attachée à l’idée de construire une Europe plus démocratique et garante des droits fondamentaux. Ce moment, je l’ai voulu ouvert, fédérateur, prospectif et participatif, à l’image de ce que je souhaite plus largement pour l’Europe. Je crois en tous les cas que c’est là la meilleure façon de contenir le populisme rampant et les nationalismes haineux.

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