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Réunion sur les traités TAFTA et CETA : une soirée à refaire le monde

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Mon collègue Emmanuel Maurel était à Lyon cette semaine, co-invité par l’association Les amis de la Terre et moi pour une réunion d’information sur les traités transatlantiques TAFTA et CETA au Goethe Institut. Cent cinquante personnes ont répondu à cette invitation.

Si Emmanuel Maurel refuse les caricatures, il a néanmoins nettement marqué son opposition à ces traités, ainsi qu’à celui encore peu médiatisé du TISA.

Ces textes ont fait l’objet d’un bel élan citoyen et les esprits sont éclairés à leur égard. Voici néanmoins quelques informations glanées au fil de la soirée :

345 € :

C’est le montant de revenu annuel supplémentaire que pourrait espérer chaque européen à l’horizon 2030 si le TAFTA est signé… du moins selon une étude d’impact de la Commission européenne. Reste qu’une autre étude réalisée par une université américaine a elle prédit un recul de la croissance et des centaines de milliers d’emploi détruits en Europe. Difficile de se fier à des prédictions pareilles s’agissant de nos normes sanitaires, sociales et environnementales…

Champagne pour tout le monde

La reconnaissance des appellations d’origine contrôlées est un des points d’achoppement des négociations. Les Américains veulent continuer à produire leur propre champagne, leur parmesan, leur brie. Pour eux, un produit est attaché à une marque mais ni à un territoire ni un savoir-faire.

Buy american act

L’autre blocage est la quasi fermeture des marchés publics américains alors que les marchés européens sont ouverts à la concurrence internationale à 90%. Sur ce point, Emmanuel Maurel a plaidé pour un protectionnisme intelligent qui évite de subir sans défense le dumping environnemental et social de la Chine.

Les canadiens sont sympas

Le TAFTA a peu de chance de voir le jour. Les échéances électorales des deux côtés de l’Atlantique rendent les compromis impossibles et l’opinion est désormais très sensibilisée et mobilisée. En revanche, le CETA a plus de chance d’aboutir. On se méfie moins d’un accord avec les « sympathiques canadiens ». Pourtant, le CETA comporte beaucoup de risques liés par exemple à l’existence des tribunaux d’arbitrage. On a vu que ces dispositifs font peser une menace sur la capacité des états à légiférer sur les questions liées à la santé, au service public, à l’environnement.

Le TISA sera pire

Ce traité (TiSA pour Trade in Services Agreement), encore peu connu, dit aussi Accord sur le Commerce des Services (ACS) est un projet actuellement en négociation par 23 membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont l’Union européenne (représentant 28 États), la Suisse et le Canada, soit un total de 50 États. Encore plus que pour le TAFTA, il s’agit d’une négociation ultra secrète.

La mobilisation citoyenne ne doit donc pas se relâcher.

 

Plus d’information sur ces questions :

Site d’Emmanuel Maurel

Appel pour un débat démocratique du CETA au Parlement européen (en anglais)

Campagne « Unravelling CETA » (« Décortiquer le CETA ») un site en 6 langues pour informer les citoyens européens sur le contenu de l’accord UE-Canada.:

Page facebook de la campagne :

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume