FAIRE CONNAISSANCE

NEWSLETTER

Top

Tests anti-pollution : sortie de route pour les lobbyistes VW

affaire Volkswagen

Communiqué de la délégation socialiste française- Bruxelles- 23/09/2015

L’affaire du constructeur automobile Volkswagen, qui a admis avoir illégalement truqué plus de 11 millions de véhicules lors de tests anti-pollution aux États-Unis, révèle au grand jour un problème majeur sur lequel j’ai à plusieurs reprise interpelé la Commission européenne.

En mai dernier, en tant que rapporteure pour le Groupe S&D au sein de la commission des Transports du Parlement européen sur la proposition de règlement concernant les normes européennes d’émissions de polluants (appelées Euro-Normes), j’avais déposé une série d’amendements pour garantir que les résultats des tests reflètent bien les émissions en conditions réelles, et que les constructeurs respectent effectivement les normes européennes.

Malgré la pression exercée par les constructeurs, notamment Volkswagen, auprès de plusieurs députés pour bloquer ces dispositions, nous avions pu faire passer ces amendements grâce à l’unité des socialistes lors du vote en commission. Demain, ce sera à la commission de l’Environnement du Parlement européen d’adopter sa position avant le vote définitif en séance en plénière du Parlement. Là encore, face au lobbying des constructeurs pour affaiblir l’encadrement de ces tests, les députés européens devront rester fermes et envoyer un signal clair à la Commission pour qu’elle prenne des mesures pour améliorer ces tests, les rendre plus sûrs et sanctionner les fraudes.

C’est enjeu majeur sur lequel nous pouvons et nous devons agir dans les meilleurs délais. C’est une nécessité pour lutter contre les niveaux élevés de pollution de l’air qui causent partout en Europe de graves problèmes de santé publique.

 

Communiqué du groupe S&D – Bruxelles-22/09/2015

Les S&D demandent une enquête transparente et indépendante sur la tricherie antipollution de Volkswagen

Les Socialistes & Démocrates appellent à la transparence dans le scandale des tests de pollution de Volkswagen, ainsi que dans toute autre manipulation éventuelle des niveaux d’émission par un constructeur automobile.

L’eurodéputée et vice-présidente S&D Kathleen Van Brempt a déclaré ceci :

« Le temps de l’honnêteté, c’est maintenant. Il faut instaurer une transparence totale, non seulement au sujet des conséquences de ce logiciel tricheur détecté aux États-Unis, mais aussi par rapport à toute éventuelle fraude similaire en Europe. »

« Dans cette optique, les autorités européennes doivent collaborer pleinement avec l’Agence de protection environnementale (APE) des USA, et la Commission européenne doit lancer une enquête sur le sol de l’UE. »

« En effet, ce logiciel ne met pas seulement en danger la santé des citoyens, il trompe aussi les consommateurs, qui paient pour des voitures dont le niveau de pollution est soi-disant inférieur à un niveau donné, alors que les émissions réelles sont significativement supérieures. »

« Or, nous savons que même les tests actuellement en vigueur pour la mesure des émissions en conduite ne sont pas précis, parce qu’ils s’appuient sur une configuration en laboratoire irréaliste et très éloignée des conditions de conduite réelles*. Le scandale Volkswagen met en lumière la nécessité d’une réforme qui n’a que trop tardé : nous exhortons la Commission et les États membres à proposer un test d’émission (RDE) qui corresponde aux conditions de conduite réelle. »

« Ce nouveau test RDE doit garantir que les émissions réelles correspondent aux normes sur papier, afin que les voitures nouvellement commercialisées soient enfin conformes aux limites Euro 6, convenues il y a 10 ans. »

Matthias Groote, eurodéputé et porte-parole S&D pour l’environnement, a indiqué ce qui suit :

« Nous avons besoin de transparence totale, d’une enquête approfondie et d’une clarification exhaustive concernant l’étendue de ce scandale. »

« Et comme les Socialistes & Démocrates l’affirment depuis des années, nous avons besoin de cycles d’essais plus réalistes et fiables. »

* Les émissions réelles des oxydes d’azote sont de 3 à 22 fois supérieures aux mesures réalisées dans les tests de laboratoire officiels et qui correspondent aux limites légales, indique la commission Transport et Environnement.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume